Einführungstexte

TEXT I

Aus: Eva Bur am Orde: Skulptural-expressive Malerei, 2005

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Skulptural-expressive Malerei

Die überwiegend großformatigen Bilder der Malerin Eva Bur am Orde, die nach ihrem Akademie-Studium in München und Frankfurt seit 2000 in Spaichingen lebt und arbeitet, reflektieren persönliche Eindrücke und Emotionen sowie existenzielle Themen. Abstraktionen und gegenständliche Motive schließen sich dabei nicht aus, sondern entstehen gleichzeitig oder sind sogar Teil ein und desselben Bildes, weil erstere stets auch räumliche Bezüge aufweisen und letztere sich auf Elementares konzentrieren.

Eva Bur am Ordes so genannte „Blutbilder“ wirken auf den ersten Blick wie abstrakte Kompositionen, die sich aus kreisförmigen Gebilden zusammensetzen. Diese scheinen jedoch über die Bildfläche zu wandern und nehmen somit das vom Bildtitel angedeutete Bewegungsmotiv ebenso auf wie die existenzielle Dimension und persönliche Betroffenheit, die damit verbunden ist. Hinzu treten vielfältige, auch für andere „ungegenständliche“ Bilder der Künstlerin oder einzelne Bildelemente charakteristische räumlich-perspektivische Bezüge. So kann beispielsweise das Triptychon „Blutbilder I-III“ auch als Draufsicht auf eine sich lavagleich fortbewegende organische und dementsprechend autonome Masse gedeutet werden, während die Farb- und Helligkeitskontraste seiner zahlreichen Kreisformen eher ein Vor- und Hintereinander von Bildebenen nahe legen und somit den Blick nicht nur entlang des „Blutflusses“, sondern auch in eine fiktive Bildtiefe lenken.

Dieser fiktiven Räumlichkeit der Werke Eva Bur am Ordes korrespondiert eine reale Räumlichkeit, die den Objektcharakter der Bilder betont. Zum einen aufgrund der Dicke der ohne Rahmung gehängten Leinwände sowie des Weitermalens über den Bildrand hinaus, sodass das jeweilige Werk von der Seite betrachtet wie ein in den Raum hineinragender Gegenstand wirkt. Zum anderen durch die Plastizität der teilweise mit den Händen pastos aufgetragenen Farbe, wodurch den Bildern auch aus der Nahsicht ein skulpturaler Charakter eigen ist. Diese Tendenz zum „skulpturalen Bild“, das nicht nur eine perspektivische Bildtiefe suggeriert, sondern tatsächlich Raum beansprucht und dementsprechend nicht nur als Gegenstand, sondern auch aus jedem Blickwinkel anders wahrgenommen wird, und das insofern in besonderem Maß auf Interaktion angelegt ist, findet schließlich in Farbkörpern, also bemalten, frei im Raum platzierbaren Objekten ihren konsequenten Ausdruck. Deren expressive Formen und Farben sind nicht mehr an eine konkrete Bildfläche und den Ausdruckswillen der Künstlerin gebunden. Vielmehr werden sie zum Bestandteil des sie umgebenden Raums und machen sich gerade deshalb abhängig von der „realen Perspektive“ des sie Betrachtenden. Denn dessen Bild ist nicht mehr von der Künstlerin vorgegeben, sondern ergibt sich erst durch die eigene Bewegung im dreidimensionalen Raum, der zusammen mit den Farbobjekten gleichsam das „Rohmaterial“ des Rezeptionsvorgangs bildet.

Weil durch die genannten Gestaltungsmittel auch die „abstrakten“ Arbeiten Eva Bur am Ordes und sogar die Farbe selbst „vergegenständlicht“ werden, verschwimmt auch die vermeintliche Grenze zu ihren Figurenbildern. Zudem weisen selbst diese infolge ihrer motivischen Beschränkung auf die Physiognomie, Mimik und Gestik der eigenen Kinder und die damit verbundene emotionale Beteiligung und Empathie einen hohen Abstraktionsgrad auf, sodass die jeweils abgebildete Figur und deren subjektive Interpretation durch Künstlerin und Betrachter untrennbar miteinander verbunden sind.

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Dr. Ferdinand Messner M.A.

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TEXT II

Aus: Eva Bur am Orde: Bildwelten, 2006 (in Französisch)

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Univers visionnaires

Les œuvres d’Eva Bur am Orde ne se laissent pas facilement catégoriser. Peintures ? Sculptures ? L’absence de tout compromis les caractérise. Il s’agit bien plus d’objets indépendants faisant partie de notre environnement et de notre perception, concentrant, opposant et optimisant les qualités de ces deux genres artistiques - couleur et caractère fictionnel d'une part, plasticité et référence spatiale de l'autre. Les couleurs et l’aspect sculptural des épaisses couches de peinture s'épanouissent dès le moment où elles sont juxtaposées à la surface monochrome du fond. Ces œuvres sont de la peinture à l'état pur, vivant certes du contraste avec la surface du tableau, mais gagnant simultanément une indépendance à l’instar d’une sculpture abstraite et conquérant l’espace sans pour autant véhiculer de contenu précis.

Il n’est donc pas étonnant que les tableaux circulaires constituant la toute dernière série d’œuvres peintes par Eva Bur am Orde soient intitulés « Petit théâtre du monde » (Kleines Welttheater). Ils évoquent en effet des mondes clos, miniaturisés, dont la surface visible semble ne représenter qu'une part de leur essence et de leurs agissements. Cette impression est immédiatement générée par la forme circulaire et par l’épaisseur des toiles, assez peu courantes pour un tableau, le regard n’adhérant plus à la surface et s’arrêtant au bord du tableau. L’artiste applique à la peinture le passage de la conception ptolémaïque à la conception copernicienne, du bidimensionnel au tridimensionnel: ses traits de pinceau d’un noir profond se démarquant du fond du tableau semblent développer une dynamique propre, vagabonder sur la toile, y pénétrer et en rejaillir. C'est ainsi qu'est suggérée l'idée d'une sphère ou d'une planète en liberté dans l'espace, possédant une certaine profondeur, en évolution permanente et agissant selon des lois propres nous demeurant parfaitement hermétiques.

En réalité, l’œuvre d’art est et demeure immuable. Le message exprimé est généré dès le moment où l’œuvre est contemplée, grâce à l’interaction avec la forme particulière de l'œuvre créée par l'artiste, son environnement et le propre savoir de l’observateur : chacun perçoit les « tableaux » d'Eva Bur am Orde de façon différente, y voit un disque ou une sphère, et en tire ses propres conclusions. Les univers visionnaires créés par l'artiste reflètent nos propres visions de l’univers.

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Dr. Ferdinand Messner M.A.

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TEXT III

Aus: Vortrag anlässlich der Finissage der Ausstellung "Zwischen Erde und Himmel", 2009 (in Französisch)

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Image spatiale

Est-ce une peinture
Ou une sculpture

Est-ce modelé
Dessiné, peint, tamponné

Est-ce coulé, moulé, stylé
Ce qui se détache de la toile tel un paysage

Nuages
Tempête
Émergence
Profusion
Dynamique
Crainte

Et l’observateur
a tendance
À faire plus que voir

Il voudrait sentir,
caresser, toucher

Regarder de devant
D’en haut et d’en bas
De côté
De face et de travers
Et il apprécie
Le jeu des ombres et de la lumière

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Image spatiale

Pas seulement parce que la toile est tendue sur un cadre massif
Pas seulement parce que la peinture l’investit entièrement
Pas seulement parce que la série génère le volume
Pas seulement parce qu’il s’agit d’un grand format
Pas seulement parce que distance et espace sont requis
Pas seulement parce qu’il s’agit d'un tableau en relief avec des creux et des bosses
Pas seulement parce que ses tableaux intègrent un espace

Bien plus parce qu’ils constituent des espaces
Des espaces qui sont tentation et jardin des délices
Des espaces colorés alliant lumière et obscurité
Des podiums mettant en scène le monde
Des couches de cellules, de tissus et de canaux
Des corps pour caractère, personnes et vie

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Images spatiales

Série jaune – noir
Accompagnée par un vert délicat

Série brun – noir
Tout l’éclat de l’orange

Tentation, noir sur fond rouge
Lilas, la structure du jardin
Bordée de jaune éclatant

Formule sanguine, strates de canaux cellulaires et de veines
La vie au plus profond des tissus et de la peau
Fixant et transportant
nourriture, oxygène, information

Portrait qui n’est ni représentation, ni photographie
Des personnalités de caractère
Qualité, passion, émotion

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Images spatiales

Portraits
Intégrés aux espaces les entourant
Dotés de profondeurs intrinsèques
De couches alliant obscurité et lumière
D’empreintes actives en profondeur
Des gènes du père et de la mère
Toujours dans les mêmes veines

Avec une affinité culturelle
Avec des talents qui sommeillent encore
Avec des gestes nostalgiques
Avec des compagnons animaliers
Avec un désir nostalgique
Avec un doute craintif

Avec des espaces internes et externes
Avec des rêves légers et puissants

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Images spatiales

Le grand théâtre du monde

En trois actes
Répétitif

Selon la devise
Rien de nouveau sous le soleil

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Images spatiales

Le grand théâtre du monde (2)

S’agit-il de jeu, de danse et de déplacement
S’agit-il de décors principaux ou secondaires
S’agit-il de rôles, d’espaces et de chœurs

Est-ce la roue

qui tourne sans jamais s’arrêter

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Dr. Engelbert Paulus

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